Comprendre l’enjeu : pourquoi préserver les habitats naturels lors des aménagements ?
Les territoires évoluent, les besoins des habitants aussi. Chaque année, la France artificialise en moyenne 20 000 hectares de sols, soit l’équivalent d’un département tous les 10 ans (source : Eurostat, ministère de la Transition écologique). Or, derrière les mots techniques d’“artificialisation” et de “fragmentation”, ce sont des milieux vivants qui disparaissent.
La région d’Hénin-Carvin, entre friches industrielles et paysages bocagers, illustre à sa manière ce défi : chaque nouveau projet – route, habitat, lotissement, zone d’activité – peut nuire à la biodiversité si aucune précaution n’est prise. Pourtant, il existe aujourd’hui une palette d’outils pour aménager sans effacer le sauvage.
Préserver les habitats naturels, c’est maintenir les lieux de vie d’espèces parfois discrètes, parfois emblématiques : hérissons, tritons, orchidées, oiseaux migrateurs, chauves-souris... C’est aussi protéger les services que rend la nature au quotidien : purification de l’eau, stockage du carbone, pollinisation, régulation climatique et bien d’autres encore (IPBES, 2019).