Installer un nichoir à mésanges : orientation, hauteur et période de pose
Les mésanges recherchent des cavités pour nicher, mais les arbres âgés présentant des trous naturels ne sont pas présents partout. Un nichoir peut donc compl...
09/09/2025
Entre la période de l’extraction charbonnière et l’actuelle reconversion de divers sites, les paysages d’Hénin-Carvin ont été bouleversés. Pourtant, certaines zones humides – naturelles ou issues d’anciens sites industriels – offrent aujourd’hui une exceptionnelle concentration d’espèces, contribuant au maintien des équilibres écologiques. Quelques raisons fondamentales à leur importance :
À cheval entre Ostricourt, Montigny-en-Gohelle et Carvin, le marais de la Marque est l’un des plus étendus du territoire (plus de 60 hectares protégés). Son réseau de mares, d’herbiers aquatiques et de roselières accueille près de 180 espèces végétales, dont plusieurs protégées au niveau régional comme l’iris faux-acore (Iris pseudacorus) et la renoncule des marais.
Apparu sur d’anciennes excavations minières, le parc est aujourd’hui un vaste écrin de biodiversité : - Étampe de 17 hectares, profondeurs variées, rives bordées de massettes et de saules. - Plus de 12 espèces de libellules dont l’élégant Leste vert et l’Anax empereur (source : Atlas régional des Odonates, OPIE).
Le site attire aussi les hérons cendrés, plusieurs groupes de grèbes castagneux, et même, chaque hiver, le rare Harle piette, petit canard nordique.
Ce bois périurbain situé à Rouvroy fait partie des zones humides les plus dynamiques du secteur : - Mares temporaires formées par les anciens affaissements miniers : paradis saisonnier pour crapauds calamites et tritons palmés. - Près de 20 espèces de papillons recensées dont le Cuivré des Marais, en déclin national.
L’arrivée récente de l’orchidée de mai (Dactylorhiza majalis), signalée par la Société Botanique du Nord de la France, montre le potentiel de résilience de ces milieux, dès lors qu’ils sont peu dérangés.
Les terrils du bassin minier n’accueillent pas que des forêts pionnières ou des landes sèches. Certains, comme le terril de Noyelles-Godault et celui d’Hénin-Beaumont, abritent des mares permanentes issus d’affaissements, véritables « micro-zones humides ».
La rivière Deûle et ses affluents serpentent encore à la périphérie de la communauté d’agglomération. Les fossés d’écoulement, souvent ignorés, se révèlent être de véritables autoroutes pour la biodiversité :
Sur secteurs tels que la plaine humide de Courrières : - Inondations saisonnières favorisent la floraison de joncs, d’œillets superbes (Dianthus superbus) et de grandes ombellifères. - Prairie humide gérée par pâturage extensif : retour récent de la cistude (tortue d’eau douce) signalé en 2021 par la LPO régionale sur le canal de Lens.
Ces prairies offrent aussi une mosaïque d’habitats qui favorisent la nidification du tarier des prés, espèce emblématique des milieux semi-ouverts humides d’Europe occidentale.
Le déclin national des zones humides est très marqué : près de 50% ont disparu en France au XXe siècle (source : Ramsar Info 2021). Les pressions sont aussi bien présentes à Hénin-Carvin :
Pourtant, ces dernières années, plusieurs actions témoignent d’une prise de conscience :
L’accès aux zones humides n’est pas toujours aisé, mais l'observation simple : promenade guidée, écoute des sons d’eau ou photographies naturalistes sur les sentiers aménagés, contribue déjà à la préservation :
Les zones humides ne sont pas uniquement des lieux de conservation passive ; elles offrent un pont entre le passé (paysages agricoles et miniers), le présent urbain et le futur résolument tourné vers le respect du vivant.
À travers leur résilience et leur diversité, ces milieux singuliers démontrent chaque année leur potentiel éducatif et écologique. Ils offrent une incroyable variété d’espèces, tout en étant à la portée de chacun : observer la migration des crapauds en bord de ruisseau, la floraison d’orchidées sur un terril ou la danse azurée des libellules autour d’un étang. Le défi : continuer à allier usages, protection et transmission. Les zones humides de la communauté d’agglomération sont un patrimoine vivant que chaque habitant peut découvrir, apprendre à aimer et contribuer à préserver.
Pour prolonger la découverte :