Des rivières “patrimoine partagé” : perspectives pour le territoire
La valorisation et la protection des cours d’eau d’Hénin-Carvin imposent de sortir d’une logique de “pansement” ou de réparation isolée. L’une des clés réside dans la restauration du lien entre habitants et leur trame bleue locale, en complémentarité avec les approches techniques. Faire des rivières et canaux non plus des frontières ou des vestiges, mais des espaces communs, ouverts, sources de curiosité, d’apprentissage… et de plaisir.
Les expériences réussies, sur ce territoire ou ailleurs dans le bassin Artois-Picardie, montrent que c’est bien la combinaison entre actions concrètes, pédagogie, implication citoyenne, et reconnaissance de la dimension historique qui permettent d’assurer un avenir à la biodiversité et à la qualité de l’eau.
- Récupérer des canaux “banalisés” ou oubliés pour en faire des laboratoires d’usages écologiques innovants ;
- Renouer avec la mémoire ouvrière liée à l’eau, par le biais d’événements populaires comme à Dourges ;
- Inviter chaque habitant, promeneur ou élu à participer, même modestement, à la vie de ce réseau vivant ;
- Favoriser l’accès, le dialogue entre générations, la créativité citoyenne autour de ces espaces aquatiques.
Ainsi, les cours d’eau et canaux d’Hénin-Carvin peuvent à nouveau se vivre comme des biens communs : ni réserves gelées, ni supports de nuisances, mais des lieux dynamiques, essentiels à la santé du territoire. Redonner voix à la trame bleue, c’est aussi, pour le bassin minier, apprendre à regarder la nature comme un potentiel d’avenir.
Sources consultées : Agence de l’Eau Artois-Picardie, DREAL Hauts-de-France, Voies Navigables de France, Fédération Départementale de Pêche 62, CPIE Chaîne des Terrils, Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut, SIAEV, CAHC.