Les zones humides : entre reliques et réservoirs de vie
Les étangs de la Glissoire : une mosaïque remarquable
Situé en périphérie d’Hénin-Beaumont, cet ensemble de plans d’eau occupe 38 ha sur d’anciennes terres de briqueteries et d’affaissements miniers. Les étangs abritent plus de 120 espèces d’oiseaux recensées par le Groupe ornithologique et naturaliste du Nord : grèbes castagneux, sternes pierregarins, mais aussi, au printemps, les migrateurs comme le busard des roseaux.
Côté flore, on observe la monté du cresson de fontaine, des iris d’eau, ainsi que – anecdote locale – une colonie de fougères aquatiques rares, découverte dans la zone d’exutoire, lors d’un inventaire de 2023.
Prairies et boisements humides des terrils
Les anciens terrils du secteur (notamment Pinchonvalles, Estevelles, Drocourt) hébergent des zones humides de naissance « spontanée » : cuvettes gorgées d’eau de pluie, mares siliceuses, poches de sol hydromorphe. Ces mini-écosystèmes abritent tritons ponctués, grenouilles agiles et, sur certains sites, l’orchidée Epipactis palustris, témoin d’une flore rare et inféodée à l’eau.
Les marais de « la Vieille Sensée »
Limite sud-est du territoire : autour de Noyelles-Godault subsistent les vestiges du marais dit « de la Vieille Sensée », caractérisé par sa tourbière basse, ses carex, joncs et nénuphars jaunes. C’est un refuge pour les insectes aquatiques et pour des oiseaux tels que la rousserolle verderolle ou le râle d’eau. Les inventaires menés par le Parc naturel régional Scarpe-Escaut (PNR Scarpe-Escaut) confirment sa valeur patrimoniale à l’échelle des Hauts-de-France.